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La théorie de la « restauration de l'attention » : pourquoi ta prochaine séance stratégique devrait se dérouler en plein air

Tu te sens dépassé ? Sors et regarde le ciel.
Tu te sens frustré ? Va faire un tour et fais un câlin à un arbre.
Tu manques d'inspiration ? Va au parc et observe les écureuils.
C'est presque agaçant de voir à quel point bon nombre de nos problèmes modernes et complexes peuvent être résolus simplement en enfilant nos chaussures et en franchissant le seuil de la porte. Mais il s'avère qu'il y a une raison scientifique pour laquelle « toucher l'herbe » est une nécessité biologique.

Dans notre vie professionnelle d'aujourd'hui, on sollicite sans arrêt notre cortex préfrontal, cette partie du cerveau responsable de « l'attention dirigée », c'est-à-dire la concentration intense qu'il faut pour ignorer les distractions, gérer des tâches complexes et rester pro quand une réunion aurait pu se faire par e-mail.
Le problème ? L’attention dirigée, c’est comme un réservoir de carburant qui a une capacité limitée. En milieu urbain, on « dépense » sans arrêt ce carburant rien que pour faire abstraction du bruit de la circulation, de l’éblouissement des écrans et du « ping » des notifications. Quand ce réservoir arrive à zéro, on ressent une fatigue de l’attention dirigée (FAD). Tu connais les symptômes : irritabilité, perte totale de créativité et ce brouillard mental bien particulier qui te fait fixer le même paragraphe pendant vingt minutes.

Dans les années 1980, les psychologues Rachel et Stephen Kaplan ont lancé un concept appelé « théorie de la restauration de l'attention » (ART). Ça n'a rien à voir avec la peinture à l'huile ou la photo (même si on est presque sûrs que ça aide aussi).
L'ART est un modèle psychologique qui explique pourquoi les environnements naturels constituent le « bouton de réinitialisation » par excellence pour un cerveau fatigué.
Contrairement à la « fascination intense » qu’on ressent devant un film bruyant ou un jeu vidéo à enjeux élevés, qui demande quand même un effort cognitif, la nature offre une « fascination douce ».
Regarder couler un ruisseau, écouter le bruissement des feuilles ou suivre la course des nuages ne demande pas de « volonté ». Ces motifs (qu'on appelle souvent des fractales) sont faciles à traiter pour le cerveau. Ils occupent l’esprit juste assez pour l’empêcher de ruminer, mais pas au point de demander un effort. Ça permet à notre attention dirigée de se reposer et de se recharger complètement.

D'après les Kaplan, pour qu'un environnement permette vraiment à ton équipe de « se ressourcer », il doit présenter quatre qualités spécifiques, que l'on retrouve toutes en abondance lors d'une retraite dans la nature :

Cette théorie, c'est évidemment de la musique pour nos oreilles, mais c'est aussi quelque chose qu'on voit à l'œuvre chaque semaine. On a toujours pensé que l'endroit où tu travailles est tout aussi important que la façon dont tu le fais.
Quand tu sors une équipe du sous-sol d'un hôtel pour l'emmener dans une forêt, le changement est immédiat. Les gens sont de meilleure humeur, ils sont moins fatigués après une journée d'ateliers, et la qualité des relations humaines monte en flèche.
Voilà pourquoi une séance de réflexion axée sur la nature, ça marche vraiment :
La prochaine fois que tu prévois une réunion stratégique ou un séminaire d'équipe, ne sous-estime pas le pouvoir de l'ART. Respirer l'air frais, se promener en forêt et travailler ensemble à l'ombre des arbres, ce n'est pas juste un « petit plus », c'est une meilleure façon de travailler.
L'« attention ciblée » de ton équipe est-elle à bout de souffle ? Si tu es prêt à troquer ton écran contre la nature et à découvrir ce qu'un peu de « fascination douce » peut apporter à ton entreprise, n'hésite pas à nous contacter.
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